"(...)Romano
Drom a colporté un jour sa ferveur jusqu'aux Nuits Atypiques
de Langon, dans le Sud Ouest français. Le festival lui en a été
reconnaissant, en l'abritant sur son propre label Daquì pour
le remarquable "Ando Foro". Deux ans plus tard, "Ande
Lindri" confirme le talent de cette formation hongroise atypique,
dont les ancêtres viennent de Valachie, la grande plaine roumaine.
Au départ, dans la tradition des Tziganes Olàhs, il n'y
avait que les chants, ponctués de ces onomatopées rythmiques
très distinctives du fonds musical hongrois ou d'ustensiles (cuiller,
cruche) utilisés comme percussions. Puis sont venus s'adjoindre
guitares, accordéon et contrebasse. Fortement cohérent,
le groupe en maîtrise tous les éléments avec élégance."
- Jean-Stéphane Brosse - VIBRATIONS
"Complaintes
des jours sombres ou hymnes à la fête, le nouvel album
de Romano Drom brasse les thèmes de la vie des Tziganes Olahs
avec entrain et conviction. (...) Antal " Anti " Kovàcs a appris
la musique. Il tire profit des richesses naturelles de ses compatriotes.
Ses parties de guitare se superposent aux phrases de contrebasse vocales,
aux onomatopées rythmiques. Il ouvre le groupe à des invités
et orchestre l'énergie spontanée de ces retrouvailles.
Les joies et les peines sont intactes, mais maintenant l'harmonie domine."
- Benjamin Minimum - MONDOMIX
"Depuis
un premier album chez Daqui il y a deux ans, Romano Drom n'a plus à
se battre pour démontrer qu'il est un des plus stimulants groupes
tsiganes hongrois. Ce disque joue avec ferveur de toutes les séductions
possibles dans le domaine, avec d'impressionnants sommets de virtuosité
rythmique, des mélodies déchirantes et beaucoup de petites
innovations joyeuses et claires." - Bertrand Dicale - WORLD
"L'album
("Deta Devla") du groupe hongrois Romano Drom : Sublime, lorsque
officie le patriarche Antal Kovacs, à la rocailleuse voix voilée
et tremblée ; très convaincant lorsque la danse est rythmée
par des percussions ménagères (cruches en fer, cuillères
en bois) ou des onomatopées ; un peu moins, lorsqu'il s'égare
dans la variété avec Antal Kovàcs Junior qui n'a
pas la voix de son père." Eliane Azoulay - TELERAMA
"Il est clair que le septuor Romano Drom s'est bien amusé
à jouer ce disque de rondes ébouriffantes, plutôt
joyeuses malgré quelques ballades cafardeuses. Cet album raconte
une nouvelle version de la musique des Olahs, ce clan hongrois de tsiganes
originaires de la Valachie roumaine dont la musique a été
colportée ici il y a plus de dix ans par Ando Drom. Justement,
Romano Drom est une faction dissidente de ce groupe. Elle poursuit la
tradition olàh où la musique se fait avec tout ce que
les "musiciens" trouvent dans leur cuisine : cuillers en bois,
cruche à lait métallique, pétrin... Le reste, c'est
la bouche qui fait des basses, onomatopées et demi-phrases lancées
en l'air pour marquer la cadence. Rassurez-vous, les jeunes générations
ont introduit mandoline, contrebasse, accordéon, guitare pour
donner un nouveau relief à ce rythme sauvage. Dommage que la
voix brûlée du fondateur Antal "Gojma" Kovàcs
ne soit pas assez sollicitée." - Bouziane Daoudi - LIBERATION