"Ils
viennent de remporter le Tremplin Jazz à Saint-Germain des Près avec un
précipité envoûtant de sons et de rythmes venus d'un peu partout. Une
alchimie dont les outils s'appellent clarinette basse, didgeridoo, voix
et autres khènes du Laos. C'est dire que Nostoc - "crachat de
lune" en botanique - peut facilement vous envoyer vers un ciel
hypnotique." - François-René SIMON -
JAZZ MAGAZINE
"Un
trio de musiciens aux parcours très variés et qui jouent sur des
instruments peu courants, pour la plupart extra-européens, une musique
distillant des parfums sonores évoquant les musiques du monde mais
construite comme des compositions de jazz (…)." S. Fougère - ETHNOTEMPOS
"Tout
y est pour se laisser emporter par une musique d’une infinie douceur,
digne d’accompagner ou de déclencher des états méditatifs chez le pire
des agités. (…) Le trio Nostoc partage une même aspiration pour le
moins culturelle, si ce n’est spirituelle, une osmose évidente ne
serait-ce que par la qualité de ses improvisations." D. ANDRIEUX – SUD OUEST
"Baroudeurs musiciens, les trois compères sont très clairement
inspirés de leurs séjours à l’autre bout du monde (Inde,Laos,
Thaïlande, Chine, Iran). Guillaume revient de six mois en Asie du
Sud-Est et en Australie, à la recherche d’instruments et d’inspiration.
Emmanuel, quant à lui, a étudié le chant en Inde… Et Luc excelle aux
percussions iraniennes (…) mais aussi aux percussions corporelles ce
qui rajoute encore un peu de magie à leur musique…" - M. Huguenin – SUD OUEST
TEMOIGNAGES
"Ce samedi nous étions heureux de retrouver, ou pour certains de découvrir, le groupe atypique qui a choisi de s’appeler Nostoc.
Une première constatation : ce ne sont pas trois musiciens qui jouent
sur scène, c’est un groupe. Ce soir là, c’était plus flagrant que
jamais, les instruments se mêlant, se répondant, inventant à chaque pas
de nouvelles correspondances, avec un naturel confondant. Une harmonie
qui enveloppe très rapidement le public, et l’accueille au sein d’une
très belle expérience.
Le groupe a mûri, a affirmé son écriture, ose davantage. Son identité,
me semble-t-il, se trouve mise en évidence dans les nouvelles
créations.
Prenons ce morceau, dont j’ai oublié le nom, donné peu avant la pause…
La symbiose hypnotique du didjeridoo et de la clarinette s’installe, et
va nous entraîner dans l’éther… or la voilà questionnée par
l’implacable précision des percussions, qui nous retient dans un
entredeux bruissant d’histoires et de contes.
C’est en effet une musique paradoxale : fluide, elle sent pourtant la
terre, la poussière des routes et la sueur des hommes. Elle dit nos
rêves, mais les fils qui les tissent sont nos vies, nos blessures, nos
étonnements et nos manques. Elle a tout à la fois la densité du réel et
la légèreté des nuages.
Dans leur manière d’explorer les instruments dont ils jouent -
ambitieuse mais pleine d’humour- Emmanuel, Guillaume et Luc affirment
cette complexité. Ils nous font cheminer par de drôles de sentiers : là
les percussions affolent nos cœurs, ici une voix nous met en prise
directe avec la douleur, suivie d’une autre qui se moque et se fâche,
la clarinette basse apaise et s’enroule autour de l’étrange complainte
du khaen, quand curieusement, ce khaen devient accordéon. L’espace de
quelques notes à peine, il glisse un éclat de guinguette inattendu.
Le concert se poursuit et la richesse est telle que, nous le
savons, il nous faudra écouter encore (encore, comme l’a si joliment
réclamé le petit garçon à la filiation affirmée !), réécouter,
réécouter, pour saisir toutes les nuances du voyage.
Encore, nous en voulons, en- core !" - concert aux Lectures aléatoires, Bordeaux – janvier 2012
"Tout semble évident, proche, limpide et si mystérieux !
Une lenteur qui n'exclue pas la transe... Comme les oiseaux mécaniques
de Léonard de Vinci, qu'on n’imagine pas en vol précipité mais dans une
danse extatique, un ravissement des articulations... un transport
auriculaire... le pied quoi ! En stéréo, les pieds joints comme des
mains jointes dans l'écoute du merveilleux !" - Jean-Marie
Champion - Directeur du Théâtre Le Paradis à Périgueux